35
jeudi 31 mai 2012
Je ne sais pas 35
mercredi 30 mai 2012
Je ne sais pas 34
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mardi 29 mai 2012
Je ne sais pas 33
33
Dans la nécessité, ne pouvant faire autrement,
dans la nécessité venir ou aller, absolument et pas autrement, si tu viens,
viens absolument ou ne viens pas, ne viens pas, rester seul c’est mieux, nous
nous décevrons de toutes les façons car nous attendrons, n’y allons pas,
restons là où nous en sommes sans croire que nous pourrions rencontrer
l’inconnu, s’enfermer afin d’éviter les déceptions, les infortunes, rien à
prendre, il n’y a rien à prendre, ne viens pas, il faudra se déchaîner, nous
n’aurons pas le temps et encore moins l’énergie de tomber les masques, ne viens
pas, il faudra se déshabiller et il fait froid, c’est l’hiver par ici, l’hiver,
l’hiver, dans la générosité nous ferions semblants d’avoir chauds, semblants,
dans l’insupportable mascarade, nous resterons dans les camisoles, cries, hurle
ta libération, seuls, ne nous chargeons pas des déguisements, nous punaisons
des dessins d’enfants sur les murs de l’isolement dans les prisons de velours,
dans l’onctuosité d’une porte fermée, seuls malgré la présence, ne viens pas,
le souvenir de ton odeur, l’odeur, la somme de ce qui se cache dans les plis,
la dissimulation, sentir pour voir, dans l’urgence de répondre à la priorité,
animal dans le sang chaud des canines, l’enfant cherchant le sein, la privation
nécessaire, l’arrachement, libérateur, seuls, seul, accroupi dans le
vomissement, ne viens pas.
lundi 28 mai 2012
Je ne sais pas 3
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Attendre que quelque chose se passe, ne pas
partir, attendre, accepter la tâche, dans la colère de ne pas y arriver, en
vouloir même aux lumières des fenêtres, il faut que tout aille fort, vite, il
faut quelque chose dans cette attente insupportable, rien ne peut venir du
dehors, chanter la bouche ouverte, le dedans, le dedans, dans la nécessité,
l’urgence, prendre ce temps dans l’urgence, le temps nécessaire à l’éclosion,
ne rien galvauder dans la vulgarité, embellir dans la solitude, un trait rouge,
des visages illusoires dans le sourire des vitrines abandonnées, une image
arrêtée, entre ombre et lumière, le portrait proche et loin à la fois,
tellement loin, se perdre, se perdre et décevoir, se tenir là malgré,
incomplets.
dimanche 27 mai 2012
Je ne sais pas 31
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samedi 26 mai 2012
Je ne sais pas 30
30
vendredi 25 mai 2012
Je ne sais pas 29
29
Le dos, dans la voûte, au bord de la falaise,
le dos, dans le cri des oiseaux, l’horizon dans la fixité du corps, le vacillement
dans l’opposition, le vent, la tôle rouillée, sourd d’une pulsation, incapable
d’entendre le grincement, l’érosion lente, les mâchoires de l’étau qui serrent,
le temps, l’écoulement des rigoles, le remplissage des bassines, les poignées
d’agrippement, se tenir, tenir dans l’opposition, autant de marques, des
stries, le départ, trop lourd, bien trop lourd. Les sentiers abruptes dans
l’ascension, étroits, dans l’articulation des chevilles les hommes marchent au
bord, dos à la terre, plus loin que la pointe, l’envergure, l’avancée, la
progression, à la recherche de l’enfant, le premier cri, nu de ce qui encombre,
les omoplates et la nuque, la nuque dans la coupure, les conversations abrégées
dans la précocité de l’essoufflement, la peau coincée dans la fermeture éclair,
la douleur, le mouvement des villes abandonnées, les pierres brisent les vitres
dans l’arrachement des enseignes, un homme de dos au bord, un balcon sans
garde-fous dans le déchaussement des pierres, le marbre, essouffler alors que
rien n’a commencé, froid, froid, sur le plongeoir dans le bleu délavé du fond,
les jambes ballantes, assis, là, dans l’intensité du dos, attendant l’impulsion
d’un mouvement, le ressac, la déflagration, un constat d’inertie, le verdict du
chemin parcouru, la chambre d’un hôtel résonnant, suranné, l’absence de la
présence passée, ils se balancent les hommes pendules, dans le décompte de ce
qui reste, l’inventaire des solitudes ordinaires, il n’y a plus mais il reste.
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