mercredi 22 mai 2013
mardi 21 mai 2013
lundi 20 mai 2013
Résidence
La porte se ferme, impossible d'entrer à nouveau, nous voilà dehors, nous, tellement habitué au dedans, ils ont changé la lumière, introduits des personnes, ils voulaient montrer, ils voulaient nous montrer, à ce moment-là nous étions dedans, inconscients de ce qui pouvait arriver au dehors, un bateau flottant sur la mer intranquille d'un voyage au-dedans de ce que nous sommes, au dedans tout le temps, ils n'avaient pas fermé les portes, nous pouvions partir à tout moment mais nous sommes restés, protégés comme des enfants, protégés des événements, peu de paroles, pas de vent, un peu de bruit singulier de chacun, une affirmation en douceur, individuelle, une marche en avant, nous étions quelques-uns, des cris émanaient du bonheur d'enfin toucher l'abstraction du temps, rien ne nous rappelait à l'ordre, tout se désordonnait pour donner forme au chaos du silence de chacun, regarder, toucher du bout des doigts une forme de liberté, un engagement lié à une décision, personnel, personnelle, la vie simple et solitaire, je ne voulais rien savoir, vivre au milieu du respect et de la confiance, être un enfant sans la cruauté des cours de récré, impossible d'entrer à nouveau, me voilà seul et confronté, seul et confronté, hors, hors du dedans.
https://www.dropbox.com/s/ejfuwqbx8i6j447/Drumpaint-Petite.mov
http://www.kli6.net/DbyD/2013/05_002/index.html
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10151608756489176.1073741831.85054324175&type=1
Merci
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Merci
dimanche 28 avril 2013
Exposition les 17,18 et 19 mai à Louvroil!
J'ai l'honneur d'être invité par Franck Marco avec deux autres artistes, Sophie Stal et MO2factory pour une exposition qui se déroulera les 17, 18 et 19 mai à Louvroil (Maubeuge) à l'espace Casadesus.

jeudi 18 avril 2013
Disparu
Disparu, au fond de moi-même, un égoïsme, incapable de m'étendre, courbaturé, disparu le corps dans les méandres de la pensée, je ne pouvais rien te dire jamais, je ne pouvais rien te dire, surtout pas que les jours s'éteignaient de plus en plus souvent et de plus en plus tôt, disparu, comme la voiture que tu suis prenant le virage qui précède, le vent siffle dans les oreilles, la bouche saigne, sur les rails il y a des trains, sur les corps des mains, rien, je ne vois rien de ce que tu vois, je me tais pendant que tu parles c'est plus joli, je ferme la bouche, trop de mots que je ne connais pas pour arriver à dire que je suis disparu malgré que tu me vois toujours, effacé, la lumière est noire, il n'y a plus de contours, las, usés, les rouages de ce qui menait à l'autre et pourtant chaque soir j'attends que tu pousses la porte parce que te voir c'est beau, tellement que je peux regarder sans rien dire, me laisser aimer, disparu le reste du temps, disparu pour les autres et pour moi-même, j'attends.
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