Les portes se sont ouvertes sur une part méconnue et intime, impensable, inconnue de lui-même, il se méconnaissait, il a cru devoir crier et accepte aujourd'hui l'idée de chuchoter, juste, quand il dit juste, c'est chuchoter juste et intimement en cherchant à se trouver, et, non plus à démontrer qu'il sait, la porte s'ouvre sur l'acceptation de l'irréalité pour les autres et pour lui-même de son réel et son affirmation. Voilà donc qu'enfin il ouvre la main pour caresser et accepte d'abandonner son corps au réconfort de la contemplation des failles et des crevasses que toute cette affirmation, presque cet endoctrinement de lui-même par lui-même, une maîtrise violente, de son réel protégeait de la part faible par peur des coups, car il a peur, il a toujours eu peur et aura toujours peur, plus des mêmes choses, mais d'autres viendront toujours le pousser à vouloir maîtriser et il devra s'en défendre. En ouvrant cette porte il a accepté que son chemin soit une succession de tentatives pour enfin ne pas être pour les autres, mais pour lui-même, pour enfin rencontrer les autres. C'est dans cette complexité qu'il va tenter de ne plus rien tenir, de ne plus maîtriser mais d'accepter la patience nécessaire au progrès. La porte, celle qu'il regardait depuis si longtemps comme une frontière, un impossible, s'est ouverte et il est entré ou plutôt sorti de la colère qui le poussait pour commencer à aimer.
dimanche 2 décembre 2012
samedi 1 décembre 2012
mardi 20 novembre 2012
Etre venu, là, repartir, tu n'y étais pas, ou peut-être nous y étions, dans l'haleine soufflée je n'ai pas reconnu ton odeur, des sangliers fumant sur le bord des routes, une voix qui chante, des filets pas assez solide pour retenir, là, une ombre, un souvenir voilé, le manque parce que j'attendais que tu sois là, peut-être tu y étais mais ailleurs, là c'est où, peut-être juste à côté, une pointe, sèche comme ma bouche parce que j'ai peur, une nuit d'hiver, froide, le givre, les branches nues fragilisées et la course dans la forêt, pieds nus et blessés par le silex taillant, nous nous sommes ratés, mais t'avais-je bien regardé, je n'ai pas senti ton odeur, je ne reviendrai plus parce que je n'aime pas l'effort, le temps me manque, pas de retard inexpliqué.
jeudi 15 novembre 2012
Debout
Dans un moment de contentement inhabituel, surpris par son corps et sa faculté de se mouvoir il souriait, étonné comme une enfant de ses premiers pas, lui, l'adulte, il s'était dressé au milieu des autres pour enfin crier son bonheur et sa joie de vivre, il devenait musique dans le bruit.
vendredi 9 novembre 2012
Dans un élan
Parce qu'il y a toujours cet élan, cette course qui le conduit à la folie, à se projeter contre un mur comme l'oiseau sur la vitre, dans une forme de désespoir face à l'inhumanité, son besoin de reconnaissance, il y a cet élan qu'il prend sans jamais décoller, des coups par coups qu'il confronte à sa certitude de savoir voler, sur le bord de la falaise les jambes dans le vide il a peur sans pouvoir le dire. Les mots parfois ne suffisent pas ou plus, dans la poétique des images s'engouffre la solitude de chacun, les aveugles ne veulent plus voir par peur du bruit, quant aux sourds effrayés par les images ils deviennent muets, nous perdons les sens, pour être certain d'être vivant nous nous projetons contre les murs dans la douleur des saignements sourds, mais il y a toujours ces êtres qui bouches ouvertes et des larmes plein les yeux s'élancent, s'élancent, s'élancent, s'élancent...
lundi 5 novembre 2012
Des Photos de l'exposition...
Des photographies de Olivier Calicis à voir là :
http://www.flickr.com/photos/thierryrobrechts/sets/72157631932940550/
A bientôt...
http://www.flickr.com/photos/thierryrobrechts/sets/72157631932940550/
A bientôt...
mardi 30 octobre 2012
Merci
Il y a aujourd'hui tant de personnes auxquelles je pense, on dirait que les échéances personnelles sont là pour nous rappeler l'imbrication de nos vies, tout construit, même ce qui sur le moment nous semble insurmontable. Je promène comme ça avec moi un nombre de personnes incroyables auxquelles je pense régulièrement mais qui lors de ces jours particuliers où la vie nous met en scène reviennent toutes ensemble à la fenêtre de ma mémoire. Il y a eu des échecs, des réussites, des départs, je suis inévitablement la somme de toutes ces rencontres, je pense à eux, au chemin parcouru, à ceux qui aujourd'hui seront là et à ceux qui n'y seront pas. La vie et ses traversements construisent les êtres que nous devenons bien souvent à notre insu. Merci.
Inscription à :
Articles (Atom)